T'ain, du nouveau chez moi... et du relativement court, ce qui est encore plus étonnant. XD
Précision : Cette histoire utilise peut-être les noms de Herian et de Ombrage, mais ils ne sont que des "clins d'oeil" : Cette histoire n'a aucun rapport avec celle du Démon, ni avec son passé humain.
et l'histoire la voilà...
ah, au fait... y a des fautes et je le sais. >.<
Ceci est sans doute la plus récente des légendes, passée seulement par ses témoins, et ceux qui en ont entendu parler...
Cette histoire aurait pu être vraie, comme elle aurait pu être fausse, seuls quelques détails semblent avoir été perdus, mais le reste, est tout de même resté des plus clairs...
C'était l'histoire d'un jeune homme de dix-sept ans. Comment s'appelait-il vraiment ? Personne ne le savait. On ne savait de lui qu'un surnom...
Je vais vous la raconter...Les nuits de Karinopolis, petite ville moderne perdue au milieu des grandes métropoles, tellement proches d'elles qu'on pouvait s'y confondre, étaient, paraît-il, plus silencieuses et plus sombres que n'importe quelle grande ville. Il y avait certes la population occupée, et des camions et voitures passant de temps à autre, mais comme cette ville n'était pas aussi grande que New York, par exemple, la ville était plus calme la nuit, ce qui ne la rendait pas moins ténébreuse et angoissante. À part les passants occupés à penser à leur travail de bureau, à leur compte en banque, ou à leur famille, il y avait, comme la plupart des villes, des bandes de rue, voleurs et autres hors-la-loi, qui forçaient ainsi les habitants à surveiller leurs arrières. Car derrière ce calme se cache le danger.
Mais ce n'est pas exactement ce qui dérangeait cette ombre masculine qui déambulait simplement dans la rue, aussi aisément que si c'était le jour. Il avait d'ailleurs d'autres soucis que les bandits errants, incluant sa propre survie.
Il s'arrêta devant une vitrine et regarda sa propre réflexion dans le verre. On distinguait sa stature de jeune adulte. Il avait un air battu. Ses cheveux noirs et sales, tenus hors de son visage par un bandana rouge, lui descendaient jusqu'à la taille. Ses vêtements quelque peu déchirés par l'usure, laissant parfois voir son corps maculé de brûlures et cicatrices. Ses yeux, cernés, sombres et méfiants, avaient tout de même conservé une certaine lueur d'innocence. Son visage complet était lui aussi couvert de cicatrices. Il était pâle, et ses joues étaient creuses.
Il fut lui-même quelque peu étonné de se voir. Pourtant il n'avait pas grandement changé depuis la dernière fois. Peut-être n'acceptait-il toujours pas ce qu'il voyait...
Il n'aimait pas ce qu'il était devenu. Il n'aimait pas ce qui l'avait fait devenir ainsi.
Il continua ainsi à se dévisager, calmement, sans aucun bruit. Puis une pensée traversa son esprit : Comment allait-il trouver le moyen de manger ? Habituellement, il tentait de voler à un petit magasin de quoi résister à la faim. Mais à cause d'une bande de vandales, s'amusant récemment à entrer par infraction dans les magasins et tout briser ou tout brûler, en emportant bien sûr l'argent de la caisse, les propriétaires étaient sur leurs gardes ; on pouvait même se risquer à dire qu'un magasin était plus gardé qu'une banque. Certains avaient amélioré le système de sécurité, certains avaient augmenté le nombre de gardes de nuit ; certains avaient même eu l'idée de rester eux-mêmes devant leur magasin pour le surveiller. Cette situation durait depuis déjà deux semaines. Il faut dire qu'on est sans scrupules avec les hors-la-loi, à Karinopolis : Même les jeunes enfants pouvaient passer toute leur vie dans une prison humide et sombre, si ils ont commis quelque méfait grave, ou eu des relations avec des "gang" de rue.
Le jeune homme des rues avait tenté deux fois déjà d'entrer dans un magasin de nuit. La première fois, son agilité ne lui avait pas fait défaut. Mais la deuxième fois, il avait failli y laisser sa peau. Il réfléchit à une manière de satisfaire son estomac qui semblait le gronder depuis deux jours. Il avait l'habitude de jeûner, mais 12 jours, c'était trop. Il y réfléchit, songeant avec regret qu'il aurait du prendre plus de vivres cette journée-là. Puis il se reprit, se disant qu'il ne servait à rien de s'apitoyer sur son sort, et qu'il devrait pourtant avoir l'habitude, puisque cela faisait très longtemps, presque 10 ans, qu'il vivait ainsi, dans la rue.
Il semblait que cette vie l'ait endurci. Mais pourtant il était juste, malgré le fait qu'il était le voleur le plus agile qui soit. D'ailleurs, il ne volait que pour se nourrir. Il aurait sans doute pu voler une riche demeure, ou une banque, mais de telles ambitions ne le nourrissaient pas. Il ne tuait pas, ou du moins tentait d'éviter de tuer le plus possible. Il n'y a qu'une seule personne, cette seule personne qu'il hait de tout son âme, qu'il avait projeté de tuer, un jour, peut-être, si il y arrivait. Mais il n'en avait à ce moment parlé à personne : Après tout, Il n'y avait personne que cela concernait, à part lui et cette personne, qui n'a d'ailleurs pas à être mise au courant.
Donc je disais justement qu'il songeait à manger. Et, éprit de cet élan de folie qu'anime ceux qui ont faim, il tenta l'infaisable : De voler...
Et ce qui devait arriver arriva.
Il ne croyait pas qu'il pouvait échouer. Il avait pénétré dans le magasin quand il entendit un cri : Le propriétaire avait décidé de dormir à l'intérieur, et il avait apparemment le sommeil très léger...
Le vagabond se mit alors à courir. Le tenancier criait : "Police ! Police ! Au voleur !" à tue-tête, si bien que des gardes de sécurité des magasins avoisinants l'entendirent et se mirent à courir après le fuyard...
Sa vitesse dépassait de loin celle des gardes, plus habiles avec leurs bras qu'avec leurs jambes : Ainsi, il réussit à les semer, et s'arrêta à un cimetière pour souffler. Il en avait oublié la faim, et pensait se cacher et dormir.
Il aimait beaucoup le cimetière. La plupart des gens trouvent que la nuit, les cimetières sont sombres et sinistres, et qu'il y flottait une atmosphère de mort. Lui aussi le pensait, mais il trouvait que c'est ce qui lui donnait son charme. Il aimait celui-ci, tout particulièrement et aurait aimé y être enterré. Mais pas avant d'avoir accompli son but...
Il s'adossa donc à un arbre, dans un coin isolé, appréciant la sombre quiétude du cimetière. Mais cet instant de paix ne dura pas longtemps. Deux personnes arrivèrent et se mirent à discuter. Ils avaient une mauvaise mine, et on voyait au premier coup d’œil qu'il ne s'agissait pas de deux policiers - bien au contraire.
"Encore deux imbéciles qui viennent se vanter de leur dernière trouvaille pour se faire enfermer", grommela le fugitif à lui-même, tout bas, pour ne pas qu'on l'entende.
Malgré les sentiments négatifs qu'il éprouvait vis-à-vis des malfaiteurs, il s'approcha tout de même discrètement, pour entendre ce qu'ils se disaient. Et la conversation entre les deux hommes se déroulait environ comme ceci...
"Mais cette fois c'est moi qui cache l'argent !
- Il n'en est plus question ! La dernière fois tu l'as gardé pour toi seul !
- C'... C'est faux !
- C'est vrai ! J'ai vérifié notre cachette : Elle était vide !
- ...Tu n'avais pas à aller voir là !
- C'est ce que tu aurais espéré, hein, bandit !"
Puis, on entendit un coup de fusil. L'un avait tué l'autre. (Lequel, exactement, on ne le savait pas, la nuit étant trop noire pour savoir qui avait dit quoi.) Se rendant compte de son acte, le meurtrier jeta brusquement son fusil dans un talus et s'enfuit.
Le jeune homme n'avait aucun rapport avec l'histoire, mais il sut qu'il était perdu. Il était déjà connu dans la ville comme un hors-la-loi - aux yeux des autorités, il pourrait parfaitement aussi être un meurtrier. Si on le retrouvait à côté de l'homme mort, on croirait qu'il en était le tueur. Il entreprit donc de cacher le cadavre... Maladroitement, bien sûr. Le meurtre, ce n'était pas son domaine.
Et encore une fois, la conséquence suivit : Pas plus tard qu'au lever du jour, il était dans une des prisons de Karinopolis.
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La prison où il avait été enfermé n'était pas la plus dangereuse. On y retrouvait toutes sortes de délinquants, de trafiquants de drogues, de voleurs de touts types, mais pas de meurtriers. Aussi, son arrivée fit du bruit, car il avait été accusé de meurtre...
Il était assis sur le lit de sa cellule...
"Ah, c'est toi le meurtrier ? lui disait son compagnon de cellule en s'assoyant à ses côtés. Ça fait drôle d'en voir un..."
La personne qui lui parlait était un jeune garçon. Il avait la tête de quelqu'un qui connaissait la vie dans toute sa rigueur, mais pourtant il ne semblait pas avoir plus de douze ans.
"Quel est ton nom ? insista-t-il. Moi, je m'appelle Damien."
Mais le petit ne recevait que le silence comme réponse.
Il n'insista plus. Il vit tout de suite dans l'expression de son compagnon qu'il était un solitaire et ne voulait pas parler. Damien continuait quand même à le regarder d'un regard questionneur. En fait, il se posait des tas de questions sur ce jeune homme mystérieux. D'où vient-t-il ? Quel est son nom ? Est-ce qu'il a vraiment tué quelqu'un ?
Après un moment, le vagabond finit par succomber à son regard et lui répondit :
"Je n'ai pas de nom."
Damien sembla étonné de cette réponse, raison pour laquelle il précisa, d'un ton calme :
"Je n'aime pas que l'on me nomme par mon vrai nom."
Le garçon comprit, puis sourit et demanda :
"J'aimerais quand même pouvoir te donner un nom quand je te parle. Est-ce que tu as un autre nom ?
- ... Herian. dit-t-il après un instant de silence."
Herian. C'était le nom qu'il s'était donné depuis longtemps. Pourquoi Herian ? Cela ne regardait personne. D'ailleurs, même lui avait du mal à comprendre pourquoi il s'était nommé ainsi. Cela lui avait semblé convenable. Ce sera le nom qu'il porterait quand il se vengera. D'ailleurs, cette vengeance, il l'avait pensée et repensée. Il ne fallait plus qu'attendre le moment. Et quand il fut enfermé en prison, il comprit que c'était le moment ou jamais. Si il réussissait à s'évader de prison, il serait poursuivi, encore plus qu'avant, et en plus pour quelque chose qu'il n'avait pas commis. Il lui fallait donc se dépêcher...
"À quoi tu penses ?" questionna Damien
Herian sortit de ses pensées.
"Hm ?... oh... rien.
- Tu n'avais pas l'air très à l'aise. D'ailleurs, rajouta-t-il en riant légèrement, tu n'as jamais l'air bien. C'est peut-être tes cicatrices qui en donnent l'impression... comment est-ce que tu t'es fait ça ?
- ... Pourquoi t'es-tu fait mettre en prison ?" demanda Herian pour changer de sujet conversation, essayant ainsi d'échapper aux questions du jeune gamin.
Damien le comprit.
"Moi ? Trafic de drogues... On m'avait confié ce travail parce qu'il paraît que je me cache bien."
Il rajouta avec un petit rire :
"D'ailleurs, on m'appelle parfois Ombrage."
Herian se tut, évitant de dire qu'il trouvait que Ombrage était un surnom ridicule, autant que de donner à un enfant le "travail" de trafiquant de drogues.
Les jours s'écoulaient. Herian avait beau être silencieux et ne pas aimer parler, Damien l'aimait bien, et le considérait même comme un ami. Il apprit que Herian n'était pas un meurtrier (faible déception sur ce point : Damien avait été très curieux et quelque peu excité à l'idée de rencontrer un meurtrier) et qu'il vivait dans la rue depuis longtemps, depuis quand, et pourquoi, il ne le savait pas, il savait juste que cela faisait longtemps. Cela le faisait rêver. Il n'avait jamais vécu ainsi, et aurait aimé, si jamais ils sortiraient un jour, de voir comment est-ce que son compagnon a vécu. Aussi, il lui demandait souvent de lui raconter, avec la même insistance qu'un enfant qui demande de se faire lire un conte de fées avant de dormir. Mais son ami le refusait toujours.
Le jeune adulte ne l'aimait pas particulièrement, lui, mais contrairement à ce à quoi il s'attendait, sa présence ne le dérangeait pas. Il éprouvait même un peu de pitié pour ce jeune garçon, aimé de sa mère, (Ça, il le savait, car "Ombrage" aimait beaucoup parler de sa vie, contrairement à lui-même.) embauché pour le compte d'une "gang" de rue comme trafiquant de drogues. Il savait aussi que Damien tentait de tout cacher à sa mère, ce qui n'était pas difficile car elle lui faisait entièrement confiance ; mais si jamais la police découvrait son identité et prévenait sa mère, il sentait que sa vie tomberait.
"Elle ne me le pardonnerait jamais, lui répétait souvent le petit trafiquant. Je ne veux pas qu'elle m'en veule. Je faisais ça parce qu'elle avait besoin d'argent... Je lui disais toujours que je tondais la pelouse pour des gens, et qu'ils me payaient très bien."
Cette soirée-ci, la conversation tournait autour du meurtre dont il avait été témoin...
"Dit, Herian... commença le plus jeune. J'ai entendu dire que celui qui a été tué... tu sais... celui que tout le monde dit que t'as tué... bien, il paraît que c'était mon père..."
Il en parlait d'une voix enrouée, en retenant ses larmes. Sa figure était complètement pâle.
"Je te fais confiance, tu sais... Je sais que ce n'est pas toi, ajouta-t-il. C'est juste que... si jamais tu pourrais me dire qui l'a fait... C'est qu'il était juste, mon père. C'était un criminel, c'est pour ça qu'il habitait pas chez nous. Mais il était bien..."
Herian le rassura, et lui dit de sa voix calme qu'il ne savait rien, qu'il n'en avait été témoin que de loin, et que la noirceur de la nuit lui empêchaient de voir les visages.
"D'accord... dit Damien. Je te fais confiance... Enfin... (il resta silencieux pour quelques minutes avant de continuer à parler.) Il se fait tard. Bonne nuit.
- Bonne nuit." répondit Herian.
Bonne nuit était une chose vite dite pour lui, car il ne dormait jamais. À la place de dormir, il s'allongeait, fermait les yeux, et réfléchissait, habituellement toute la nuit. C'est une habitude qu'il a prise depuis longtemps. Il pensait ainsi, par exemple, qu'il n'avait aucune preuve de son innocence, donc, aucune chance de résister à la prison à vie, ou à la peine de mort, si on le jugeait comme un adulte. Il devait donc absolument s'évader. Et après ? Il lui faudrait une arme. Un couteau. C'était la seule arme qu'il possédait, pour la simple et bonne raison qu'il préférait de loin les armes blanches. Les armes à feu étaient moins nobles à ses yeux, et puis, il était assez agile pour manier un couteau mieux qu'un homme ne pouvait tirer. Il en avait souvent eu la preuve lors de certaines mauvaises rencontres dans la rue. Habituellement, il trouvait facilement le moyen de désarmer les adversaires pour ensuite s'enfuir. Il n'avait jamais tué... Pourtant il faudrait bien le faire. Mais comment retrouver celui qu'il poursuivait ? Cela faisait longtemps de cela. Dix ans, environ... Dix ans, qui valent mieux que ces sept années de souffrance, années qu'il est loin de regretter. Il se souvint de sa réflexion dans la vitrine et resserra les poings... non, il ne pouvait pas pardonner.
Il se leva brusquement, décidant qu'il était temps de mettre son plan d'évasion à exécution.
à suivre.
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I AM NAMELESS !
...
mon pseudo compte pas >.<
*son d'anneau*...
CÉÉÉÉKAAAAA !