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 DE SANG ET DE GLACE

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Silver Doomsday
Intéressé par l'île


Masculin Nombre de messages : 71
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Île : Over the hills. Ça répond à ta question, enflure ?
Date d'inscription : 21/10/2006

MessageSujet: DE SANG ET DE GLACE   Mer 20 Juin - 23:38

Écrit pour un travail scolaire de mon ange. C'est banal. Court. Mais jouissif.

« La solitude… Je me souviens du vent glacial de ce jour-là, qui balayait leur futur cimetière… il allait purifier et geler leurs futurs cadavres… Oh oui, je me souviens de ce jour-là, où seul la grandeur de mon extase arrivait à égaler la quantité de sang qui avait coulé… Je les ai tous tué, un par un, tous, un à la suite de l’autre, comme des bêtes de somme que l’on amène à l’abattoir ; Je les ai torturé, tailladé, meurtri, occis… tous exterminés…
La solitude… Je me sens si seule maintenant qu’ils ne sont plus présents pour que je me défoule sur les êtres inutiles qu’ils étaient, et que ce Sceau Maudit pèse sur moi… Ah, comme je voudrais que ces jours soient de retour, que je les massacre tous de nouveau, que leurs corps inertes s’écroulent tous face à la puissance de ma rage… je voudrais tant qu’ils regrettent encore et encore, comme moi je regrette ce temps passé…
Au départ, oh oui au départ, mon peuple était ici, avec moi, sur la terre de mes aïeux ; Quand je vins au monde, pour devenir leur fléau et ultime fin, je demeurais ici. Ils dévoraient alors ma pauvre âme désabusée, mon cœur déchiré par trop de souffrance. Toute cette vie, j’espérais pouvoir devenir quelque chose de différent que ce qu’il prévoyait que je sois, j’espérais atteindre… un niveau supérieur de conscience… la folie…
Ses plaines où s’étendaient alors leurs maisons me perturbent, m’angoissent, me torturent… Toujours si… vivante… en vie… mais silencieuse… Ce silence est… assourdissant. Implacable, il n’a pas arrêté d’envahir l’atmosphère de ces plaines, ma cage, depuis que j’y suis emprisonné… Il s’est abattu sur moi comme un affamé sur une miche de pain, comme le vent sur le charnier… Pas un son, pas même un murmure ; Que moi et ma voix. Le silence…?
Tel un cancer, il s’est emparé de ma vie, et il tord chaque instant du présent avec un plaisir sadique, le même qui s’est épris de moi lorsque j’ai tué les miens… Ce silence, dans une idée abjecte, murmure aux oreilles éthérées des morts de me hanter… Il insinuait dans leurs esprits décharnés que j’étais la seule coupable, la seule coupable de ma souffrance et de la leur…
Mais c’était eux, les coupables… eux qui ont causés leur propre mort… Ils étaient des créatures perverties par leur propre confiance… leur mégalomanie, leur égocentrisme… dont la seule force se puisait dans leur avarice. Ils avaient fait de moi leur jouet, leur instrument dans leurs sales mains… Ils ont fait de moi une arme, un Démon… Mais quel Démon…?
Une arme… c’est ce qu’il voulait que je sois… et c’est ce que je suis devenu… Je fus seule toute ma vie, complètement seule… ils m’ont maudit à vivre dans ma solitude… et la solitude peut rendre un esprit fou, complètement fou… Mais c’est elle qui m’a sauvé de cet Enfer ; Sans elle, je n’aurais pu me venger, je n’aurais jamais pu atteindre cet état extatique…
Au départ, oh oui au départ, mon cœur me criait de les fuir, de fuir les plaines, fuir ma destinée, ma vengeance, leur mort… mais mon sage corps, lui, m’obligeait à rester, à endurer leur torture en silence.
Ma haine, ma belle haine… J’étais envoûtée par sa puissance, par sa grandeur, et elle savait si bien trouver les mots pour atteindre ma conscience. Maintenant, elle aussi m’a délaissé… pour rejoindre les cieux… pour rejoindre mon peuple qui me hait…
Mon peuple… Ils aimaient jouer à un jeu, qui consistait à me faire le plus de mal possible, jusqu’à ce que je tombe à leur pied. Ils s’attendaient toujours à ce je les supplie d’arrêter… Au départ, oh oui au départ, je faisais ce qu’il désirait, et alors il me droguait… me gaver de produits chimiques et dopants… en seringue… Au début, une douleur vive me déchirait dans sa poigne de fer, mais j’avais fini par prendre habitude et à ne plus ressentir la douleur… Il disait qu’il faisait de moi une arme… que toute ces piqûres allaient finir par me rendre plus forte que tout ce que l’homme avait vu… Et ils avaient raison.
Ah, encore aujourd’hui, la clameur du combat m’envahit. Ce fracas insoutenable, cette excitation commune, ce sang, cette sueur… Dès qu’on entre sur le champ de bataille, on n’en sort jamais… et c’est si vrai pour moi. On m’appelait Chonaa à l’époque, ce qui signifie en leur langue « celle du caveau », et ce nom m’a toujours suivi comme une deuxième peau. C’est mon frère qui l’avait choisi… Un soir, il m’avait dit qu’il me protégerait, quoiqu’il arrive, et le lendemain… il fut tué, pendu court au milieu de nos habitations… Et même si je ne le montrais pas, même je le cachais, mon frère est toujours resté présent pour moi… dans ma tête… Il me parlait, me donnait des ordres, héraut de ma haine ; Bien que son corps reposait toujours six pieds sous terre, son esprit ne faisait qu’un avec ma conscience troublée. C’est lui… LUI… qui me hurlait chaque soirs de les tuer ! Je n’ai pu résister à son appel !
La solitude… Il a fini par se taire, et l’évidence s’est présentée à moi. Je devais me venger, le venger, et venger tous les autres avant moi… je devais me venger… me venger… me venger… les tuer ! Ma colère n’avait d’égal que mon désir de vengeance… me venger… je les hais tellement… Au départ, oh oui au départ, je feulais, emprisonné dans la douleur qu’ils m’offraient, dans l’airain, le fer, l’or… Je devais me venger… En permanence, j’imaginais des visions de mort et des scènes de carnage, de ce que je pouvais leur infliger sans aucun remord… Puis… un jour… me venger… un jour… je me suis vengé… Je me suis échappé de la chambre où ils m’enfermaient, et j’ai fuit dans les rues. Surprenant un passant toujours à l’extérieur malgré le couvre-feu, j’ai usée de ma force pour me venger… me venger… d’un coup de tête, je lui ai brisé l’échine, et en le repoussant contre le sol, j’ai fracassé les os de son corps avant de le piétiner… Une joie euphorique avait fini par m’envahir, et pris d’une convulsion sadique, je l’ai torturé comme une poupée de chiffon malgré sa mort. Mon âme n’était plus constituée que d’obscurité… Mon visage n’avait de traits humains que mes yeux, où dansait une fine lueur de folie coléreuse, et de mes lèvres qui brillaient d’un éclat rougeâtre… celui du sang que je venais d’avaler… Une morsure à la jugulaire et j’étais recouverte… Je semblais tout droit sortie d’un cauchemar… petite, squelettique, chauve, couturée de nombreuses cicatrices et recouverte du sang d’un citoyen… je n’avais de beau que mon nom.
Après plusieurs meurtres d’une violence similaire, les geôliers avaient enfin remis la main sur moi… J’avais recouvert les rues d’un sang frais… et quel goût… et quelle odeur… me venger… les tuer… Pourquoi n’avaient-ils pas peur de moi ?! Je venais de massacrer tant de leurs semblables… Ils m’injectèrent une nouvelle dose et je rejoignis les bras de Morphée… Mes rêves furent agités… une seule idée en tête… me venger… un seul choix… les tuer… briser leurs chimères… briser leur contrôle sur moi… me venger… j’avais décidé de me venger le lendemain, à mon réveil ; Les derniers assassinats ne m’avaient rassasiée, j’en voulais encore, insatiable, toujours assoiffée de sang…

Le vent souffle sur mes plaines désolées ; Le paysage est parsemé de ruines, les restes des anciennes fortifications qui fut jadis la fierté de mon peuple… la fierté… et ma cage… Ce jour-ci me rappelle celui où ma vengeance avait enfin abouti… La brise était si froide et piquante qu’elle avait suffi pour convaincre les enfants, les vieillards et les mères a resté dans leurs habitations. Ils ne restaient à l’extérieur que les hommes, les guerriers, qui attendaient, impassibles, mon arrivée. Deux jours plus tôt, j’avais quitté ma geôle, avais survolé la cité de quelques bonds et m’avais posté sur la colline la plus proche. Hurlant, j’avais prévenu la ville de se préparer à la tempête, à ma vengeance… Les hommes, qui avaient créés qui j’étais… une arme… pleine de haine… avide de sang… prirent ma menace au sérieux.
L’impact était… désormais… inévitable… Le sort de mon peuple était scellé… Dans un sursaut d’énergie malsaine, je vibrai de rage et l’élancement fut soudain. La douleur fit mettre une dizaine d’hommes à terre… genou contre le sol… me venger… leurs yeux se mirent à pleurer du sang et leurs gorges se serrèrent… Ma cervelle bouillonna ; En une fraction de seconde, j’avais étouffé un groupe d’hommes, et une fraction de seconde plus tard, j’avais tranché la tête d’un guerrier en le frappant à la gorge.
Un hurlement résonna dans la cité alors que d’autres villageois s’écroulaient comme des dominos. Du sang… encore… Un sourire s’esquissa sur mes fines lèvres, alors que mes yeux rougeoyaient comme jamais auparavant… un sourire fou… un sourire qui aurait fait fuir toutes les meutes de l’Enfer…
L’ombre et la brume qui m’entourait à ce moment ne permettaient de voir nettement les entourages qui bordaient le combat ; On ne pouvait à peine discerner des silhouettes déchiquetées une par une par ma force… Malgré toute la brutale activité, le silence régnait… lugubre… on ne pouvait percevoir que mes quelques cris de guerres, et mes cris bestiaux retentissant dans la ville, entre les silences mortuaires… Leur hémoglobine ornait la toile brune du sol de milliers de taches rouges et scintillantes.
Les flèches qu’on m’envoyait faisaient siffler l’air de façon cinglante… D’un seul coup, je brisais chaque flèche qui se dirigeait vers moi… Puis je fus pris de douleur… dont l’épicentre semblait être mes côtes de droit, et j’aperçus une rigole de sang s’écouler de mon flanc… Ils m’avaient touchée… touché, moi… je ne pouvais être blessé…? Ils me faisaient saigner de nouveau… je retournais dans l’Enfer.
Un cor résonna ; J’étais déjà entouré d’une armée, et la cavalerie avait entamé ce qui serait leur dernière charge. Le temps d’un mouvement, et de nouvelles goûtes de sang souillaient déjà la terre et le sable…
Des nuées de flèches assombrissaient le ciel, tuant des dizaines d’hommes qui se tenaient près de moi… une horde de combattants s’écrasèrent sur moi, mais cette foule massive fut rapidement refoulée alors que j’enfonçais mes poings dans leurs corps faibles, que j’arrachais leurs têtes inutiles et que leurs corps tombaient comme des loques.
Je parai un coup d’épée grâce à mon avant-bras avant d’enfoncer mon bras jusqu’au coude dans l’abdomen de mon ennemi. Un pas sur le côté… je décapitai un nouvel homme… rythmé… tant de sang, et tant de morts… rythmé… comme une danse… me venger ! Je tranchai de nouveau quelques têtes avant de me propulser d’un seul bond vers les archers ; Je fis céder leur position en déchirant les peaux de certains d’entre eux, et maintenant éparpillés, je fondis sur eux… empalant leur corps sans défense… en une attaque mortelle et décisive… Le reste de l’unité fut anéanti comme les autres : Violemment… brutalement… pour qu’ils ne restent que des chairs ensanglantés des déchets qu’ils furent.
Et au même moment, je pris d’assaut mes assaillants… de revers… Ils n’eurent le temps de prendre leur respiration avant que je découpe le tronc d’un guerrier. Avec une aisance incomparable, je les massacrai tous… ils tombaient tous face à ma haine… me venger… finalement… D’une seule main, j’en soulevai un avant de le lancer vers ses semblables, qui durent se mettre à genoux pour l’éviter… vaincus… tous vaincus… Mais le sang qui avait déjà coulé depuis le début de la bataille ne réussissait pas à me rassasier complètement… Je devais les tuer… et alors, la boucherie commença réellement.

Ils étaient tous rassemblés au centre de la cité. Ma silhouette n’était plus que vaguement humaine ; Mes traits étaient effacés par la folie, ravagés par la colère. Sur mon passage restait une légère traînée de noirceur… je les poursuivrais toujours… ils ont causé ma perte… Je m’étais mit à murmurer et à geindre en permanence, d’une voix rauque… Ils ne se défendaient même plus avant que je les occise… ils tentaient de fuir, mais ils n’y avaient point de sortie… Du sang, encore… encore… Un rire qui n’avait rien à envier aux cris de douleur de mes victimes m’épris, il surpassait même en taille le tonnerre.
Vivre une dernière fois… me venger… la solitude… les hommes n’étaient pas au bout de leurs peines, et j’allais leur prouver… personne ne peut me vaincre… Le combat continua ainsi pendant des heures, des heures de tortures, meurtres, carnages, avant que je finisse ma prestigieuse ascension en détruisant les restes de leur armée.
Ils ne restaient en vie que les impuissantes femmes, les faibles enfants, et les malades vieillards. Ils semblaient tous si distants à ce moment-là… comme… perdus dans leurs rêves lointains… les rêves que j’avais détruit… Je commençais à osciller sur place, sur les cadavres de mes suppliciés, et l’air moite n’arrivait plus à réfléchir le sang qui battait à mes tempes. Leur immobilité n’était pas naturelle, et une angoisse sourde commençait à enserrer mes entrailles dans une poigne insoutenable… je ne voulais redevenir leur esclave… Sublimant ma peur, je leur hurlai que j’allais les tuer comme le reste de mon peuple.
Ils me maudirent… m’obligèrent à vivre ici pour toujours…N’avais-je que des questions et aucune certitude ? J’avais une si grande et inébranlable confiance en moi… et pourtant… leurs larmes me maudirent… la perte des leurs… Je ne regrette pas. Ils méritaient ce que je leur ai fait enduré ; Je ne méritais pas ce Sceau…
La solitude… Elle finira par me tuer, si cette chose est toujours possible… Mes terres ne sont plus que cendres, ruines et boue, à présent… J’ai tout détruit. Il n’y plus rien qui vit ici… j’ai même tué mon âme. Tout n’était que mort et destruction, et il y avait toujours des corps fumants qui pourrissaient dans les décombres. La plaine des miens avait été désertée par la vie…
Vivre une dernière fois… et me voilà entrain de conter à moi-même ma propre histoire… non, je ne suis pas folle… non je ne regrette pas… je dois seulement… ne pas oublier… La solitude. »
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Foxus
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Date d'inscription : 10/04/2005

MessageSujet: Re: DE SANG ET DE GLACE   Ven 22 Juin - 11:03

Je serai curieux de connaitre le sujet exact et la note obtenue.

C'est un bon vocabulaire, mais aussi bien écris, les traits du personnages sont travaillés. J'aime beaucoup.

_________________
Je suis gentil avec les boulets : ils ont le choix entre le poison, la noyade et l'acide, mais c'est quand même moi qui décide.
Nightmare : La non-réciproque est fausse, on peut aimer la solitude mais cela est alors indifférent du concept de force, ou l'aimer parce qu'on se sent persécuté par les autres et là c'est de la faiblesse.
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Dark-er
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Île : pffff
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MessageSujet: Re: DE SANG ET DE GLACE   Sam 30 Juin - 0:18

Hé, ca c'est le plan très parfait du récit court, le texte est très profond .J'aimerait bien savoir la note obtenue et le sujet comme Foxus.
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Silver Doomsday
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Date d'inscription : 21/10/2006

MessageSujet: Re: DE SANG ET DE GLACE   Lun 10 Sep - 19:40

100%.

lolol.

Mais pas seulement pour le texte Razz
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MessageSujet: Re: DE SANG ET DE GLACE   Aujourd'hui à 2:50

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